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PHEDRE
  • 33,00 €

PHEDRE


De Jean-Baptiste Lemoyne
Direction et violon solo Julien Chauvin
Mise en scène Marc Paquien
Costumes Claire Risterucci
Scénographie Emmanuel Clolus
Lumières Dominique Bruguière
Transcription et adaptation Benoît Dratwicki

Le Concert de la Loge

Phèdre Judith van Wanroij
Œnone Diana Axentii
Hippolyte Enguerrand de Hys
Thésée Thomas Dolié

Dans le cadre du Festival Palazzetto Bru Zane à Paris

Tragédie lyrique en trois actes de Jean-Baptiste Lemoyne sur un livret de François-Benoît Hoffmann, créée le 26 octobre 1786 au Château de Fontainebleau. Adaptation pour quatre chanteurs et dix instruments de Benoît Dratwicki.

Direction et violon solo Julien Chauvin, Mise en scène Marc Paquien

Librettiste encore dans la fougue de la jeunesse, François-Benoît Hoffman (1760-1828) – à qui l’on devra en 1797 le texte de la fulgurante Médée de Cherubini – transforma les vers de Racine pour n’en conserver que quelques bribes saillantes. Il s’attacha en revanche à en respecter la trame dramatique et la noblesse du ton. L’heure était à une concentration des intrigues classiques (ici le raccourcissement de cinq actes à trois), et le passage des vers déclamés aux vers chantés supposait de toute façon de larges coupes, le temps parlé et le temps chanté étant très nettement différents. Hoffman introduit de nombreux éléments typiques du langage littéraire préromantique : interjections, silences, exclamations, versification décalée, etc. La transformation de taille reste néanmoins la suppression complète du rôle d’Aricie, ce qui focalise l’attention de l’auditeur sur le rôle-titre. Selon le principe des huis clos tragiques, cette Phèdre presque romantique organise ainsi toute son intrigue autour des trois personnages que sont Phèdre, Thésée et Hippolyte. Œnone – la nourrice de Phèdre – a surtout un rôle de confidente dont la présence justifie les épanchements sentimentaux du rôle-titre. C’est Œnone, néanmoins, qui engagera le dénouement pathétique du drame et en sera punie, comme chez Racine. La musique composée sur cette trame resserrée hérite des expériences menées par Gluck pendant la décennie 1770-1780. Lemoyne est particulièrement attentif à la justesse de ton des récitatifs, dont la déclamation devait s’approcher au mieux de celle de la Comédie française. Les brèves incises orchestrales, les modulations imprévisibles, les silences mêmes renforcent un texte particulièrement expressif et dramatique. La rythmique de la prosodie est soigneusement notée. Lemoyne utilise quelques effets qui rendent son style assez vite reconnaissable, et en ce sens personnel. En particulier, les unissons d’orchestre qui confèrent un inquiétant mystère à chaque apparition de Phèdre. La partition use aussi avec succès du style « frénétique » (Berlioz y verra les sources indiscutables du premier romantisme) développé par l’école gluckiste, lequel permettait à Mlle Saint-Huberty – pour qui le rôle avait été créé – de faire valoir tout son potentiel scénique et toute la puissance de sa voix.

Les spectateurs retardataires ne seront admis dans la salle que si le spectacle le permet. Le placement n'est plus garanti après l'heure indiquée sur le billet. Attention metro La Chapelle, ne pas confondre avec porte de la Chapelle.

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